Piriapolis – Episode 1

Veuillez excuser le précédent article, succinct autant que télégraphique : le temps nous avait manqué pour arriver au niveau de publication auquel nous vous avions, modestement autant qu’objectivement, habitués.

On reprend donc depuis notre arrivée à Buenos Aires le 3 janvier :

  • Rappelez-vous : le taxi nous dépose au Yacht Club de Puerto Madero (excusez du peu…) après un vol long (13 heures) mais sans histoire ;
  • Nous attaquons immédiatement la préparation de Kousk Eol, dont le fameux resserrage des boulons de la quille ;
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P.tit coup de resserrage des boulons de la quille…
  • Nous passons deux soirées à Buenos Aires : une consacrée au tango chanté avec Eric et Ximena, l’autre à la viande de bœuf : faut ce qu’il faut ;
  • Nous préparons avec une minutie d’horloger suisse maniaque (au diable la redondance!) notre navigation vers le Grand Sud : re-descente de l’interminable chenal du Rio de la Plata, passage devant Mar del Plata vers 15h30, arrivée à la Péninsule de Valdes pour le petit déjeuner, et mouillage devant Ushuai dans l’après-midi. 🙂
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Nous saluons La Libertad en quittant Puerto Madero.
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Voisinage dans le chenal…

Et dans le chenal, il faut savoir partager la route…

 

  • Malheureusement, en sortant du chenal, au près par 25nds dans du clapot, nous décidons de jeter un coup d’œil à notre quille. Horreur ! Les boulons tiennent, mais le fond de la coque bouge… Un coup de fil à Wim, du chantier Wauquiez qui a construit Kousk Eol, nous convainc de nous arrêter dès que possible. La stratification refaite à Salvador était loin d’être suffisante : moins d’un cm alors qu’il en fallait deux… Tant pis pour notre planning élaboré: la petite marina de Piriapolis en Uruguay, juste à la sortie du chenal devient notre objectif prioritaire, d’autant plus qu’elle est équipée d’un engin de levage pour sortir Kousk Eol de l’eau.

Les places sont comptées dans la marina où nous arrivons le 5 dans la soirée : nous nous mettons à couple d’un beau voilier Italien de 70 pieds, Adriatica, lui aussi parti pour un tour du monde, et lui aussi bloqué à Piriapolis sur panne de moteur…

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Kousk Eol à couple avec Adriatica

Coup de vent et rafales à 40 nds durant cette première nuit…

Le lendemain, nous partons faire les formalités administratives sous la pluie : immigration, douane et préfecture maritime. Nous avions prévu de sortir d’Argentine du côté d’Ushuaia pour entrer au Chili : cette entrée en Uruguay se fait sans avoir fait les formalités de sortie d’Argentine, ce qui ne semble pas poser de problème…

Nous commençons à discuter pour la sortie d’eau de Kousk Eol. D’abord, le travel-lift est en panne… Puis il faut une autorisation de la préfecture pour démarrer les travaux… Nous apprenons rapidement que la réponse standard ici est : « Despues… ».

Mais avec un minimum de patience et de politesse respectueuse, tout s’arrange : le 10 janvier, Kousk Eol est sous le travel-lift à 9h, et à sec peu de temps après.

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Ça vous rappelle quelque chose, ces photos?

Dans la foulée, un homme de l’art est contacté et vient constater l’ampleur des dégâts : entre une semaine et 10 jours de travaux. Il faut reprendre toute la stratification du fond de coque et la liaison avec les varangues, puis le joint entre le haut de la quille et la coque.

Entre temps, Wim, du chantier Wauquiez, nous fournit les informations essentielles pour mener à bien la réparation : type de tissus, échantillonnage, etc. Un très grand merci, Wim !

Les travaux doivent démarrer lundi 13. 13? Est-ce bien raisonnable…

Les tractations avec notre assureur s’avèrent plus compliquées… Et le rendez-vous le 20 à Puerto Williams avec les copains légèrement compromis.

Pour nous changer les idées, nous prenons le bus pour Punta del Este : ville qui semble exclusivement tournée vers le tourisme et la plage… Un petit port héberge quelques voiliers et un superbe yacht club. Nous préférons le côté plus rudimentaire et convivial de Piriapolis… Sur place, nous avons longuement hésité entre un pèlerinage à la résidence de Jacques Médecin et un hommage au grand-père Ernesto van Peborgh de Jean-Philippe, commodore-fondateur du Yacht Club de Punta del Este. Finalement, c’est l’hommage qui l’a remporté…

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Deux qui se la pètent, comme d’hab…

Et donc, selon la formule consacrée : suite au prochain numéro, pour nos abonnés ! Pour les autres, une demande d’abonnement en 3 exemplaires pourra éventuellement être examinée avec bienveillance.

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