Benalmadena (Malaga) – Gibraltar

Samedi 13 Juillet

Départ à 0h40 pour Gibraltar, avec Brigitte, Marie Jo, William, André et Claude : moins de 60 milles pour ce qui devrait être une courte étape avant d’attaquer l’Atlantique et quitter l’Europe…

Mais aura t’on du vent ? Pour l’instant une brise de sud-ouest de 10nds nous pousse tranquillement.

4h30 : le vent tombe, et lâchement un brouillard épais lui pique la place. Et Volvo s’y recolle… Puis le vent remonte progressivement jusqu’à 15-20nds, de face : alternance de génois et trinquette, ris dans la grand-voile pour attaquer la houle courte du coin.

Nous arrivons sous le « Rocher » vers 15h30. Malheureusement, aucune des 2 marinas n’a de place pour accueillir Kousk Eol… Mais juste de l’autre côté de la frontière, pas encore sur les cartes ni sur notre guide des ports et mouillages, une nouvelle marina : le Puerte Deportivo Alcaidesa. Accueil excellent, plein de places disponibles sur catway. Le charme d’André sans doute : notre nuit sur place nous est même offerte ! Avec eau, électricité, sanitaires nickel, 30 minutes à pied de Gibraltar : à recommander chaudement!

Petite douche, et nous nous dirigeons vers Gibraltar à pied, avec passage de frontière en bonne et due forme. Pour nous retrouver dans une des rares possessions de l’ex-plus-vaste-empire-du-monde où on roule du bon côté (bon d’accord, il n’y a pas beaucoup de rues, et la plupart sont à sens unique…) ! Bière et repas dans un pub très britannique, dans un « centre ville » lui aussi assez british…

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Le Rocher

Formentera – Malaga

Un peu plus de 300 milles de Fomentera jusqu’à Malaga où il faut qu’on arrive avant le 12 pour embarquer les amis de MarieJo et André.

Lundi 8 Juillet : départ mollasson vers 19h, avec le Code D. Le vent tombe rapidement, et nous ne ferons que 40 milles dans la nuit.

Mardi 9 Juillet : le vent passe au SE 8 à 9 nds puis 4 à 5 nds… Finalement vers 22h, plus de vent. Comme il faut avancer, ce sera à coup de risées Volvo…

Mercredi 10 Juillet : premier grain en milieu de nuit. Puis le vent retombe. Re-moteur. Mer d’huile durant la journée. Nous en profitons pour étalonner notre pilote automatique : nous n’avons eu ni le temps ni les conditions pour le faire avant le départ…

Vers 14h, nous passons près d’un groupe de globicéphales, puis d’une meute de dauphins chassant. Le frein de la ligne de pêche se fait entendre : malheureusement, la ligne casse et nous ne pourrons que rêver du monstre qui aurait dû garnir nos écuelles ce soir !

Jeudi 11 Juillet : ben le vent n’est toujours pas là, les copains… C’est Volvo qui fait tout le boulot : plus de 30 heures de moteur quasiment d’affilées… Vive la voile !

Nous arrivons finalement à Malaga en début de soirée… pour se faire dire qu’on peut rester si on veut, éventuellement, sur une place pourrie mais que de toute façon ça nous coûtera cher et que si on était nous, eh ben on irait plutôt à la marina de Benalmadena, environ 8 milles plus à l’ouest, que c’est vâchement mieux et super-vâchement moins cher… C’est donc reparti pour un peu plus d’une heure et sur le coup des 21h nous arrivons dans ladite marina : super accueil, tarifs décents, bonne place… On dirait que tous les touristes d’Espagne se sont donnés rendez-vous ici : marina à la Port Grimaud qui aurait été revisitée par Gaudi, en gros.

Vendredi 12 Juillet : journée consacrée aux courses, au nettoyage du bateau, au plein de gasoil… Nous récupérons les amis d’André et MarieJo vers 16h.

Dans la nuit, nous repartirons vers Gibraltar, puis Madère : suite au prochain numéro !

Article de culture générale – Couilles des Glénans

Note pour le lecteur (ou la lectrice , pas d’ostracisme sur ce blog!) : en plus de partager l’histoire de Kousk Eol durant ce voyage, DD et le Glaude, conscients du désert culturo-maritime dont pourrait souffrir ledit lecteur, possiblement moins au courant du fait marin, DD et le Glaude , donc, dans un élan de générosité culturelle, ont décidé de proposer, lorsque l’occasion se présentera, une rubrique informative autant qu’éducative afin de partager leur insondable connaissance et contribuer ainsi à l’élévation intellectuelle générale.

Le DD et le Glaude sont comme ça: même pas peur de s’attaquer à une tâche insurmontable…

Le sujet de cette première rubrique sera : «Les couilles des Glénans».

Il existe plusieurs manières de lover une écoute sur un voilier. Il en existe une qui permet à la fois de lover son bout (pas de jeu de mot!) sans qu’il encombre le pont, tout en le rendant facilement accessible et utilisable: les couilles des Glénans.

La photo ci-dessous illustre deux exemples de couilles des Glénans .

Couilles des Glénans
Couilles des Glénans

L’incongruité du nom sautera aux yeux du moins averti des navigateurs néophytes, voire béotiens : en effet, à moins d’avoir avalé un nombre respectable de ti-punch, comment associer, même de loin, ces écoutes soigneusement lovées à des attributs sexuels, de Glénans par dessus le marché ?

On notera, non sans intérêt, que la taille des couilles des Glénans peut varier en fonction du membre (un peu d’attention, s’il vous plaît!) de l’équipage les réalisant : nous laisserons au lecteur (la lectrice, forcément de bonne famille, étant supposée se voiler les yeux ici) le soin d’attribuer les couilles des Glénans de la photo ci-dessus à André ou Claude, tout en lui demandant les raisons de son choix.

Le puriste un peu au fait de la chose marine ne manquera sans doute pas de faire remarquer que les couilles des Glénans sont parfois nommées: couilles de loup. Ne voulant pas nous mettre mal avec les loups (de mer), nous en resterons avec notre appellation.