Les Îles Galapagos

Putain de sujet! Rappelez-vous la guéguerre entre créationnistes et évolutionnistes: vous rendez-vous bien compte que c’est là que l’évolutionnisme a gagné ses galons? Que c’est un géant parmi les géants qui a rendu célèbres les Galapagos? Donc ça donne un peu des frissons de vouloir parler de cet archipel autant connoté…

Les deux frangins, vous le savez depuis le temps qu’on vous le rabâche, se la pètent dès que l’occasion se présente. Et se la péter comprend entre autre de se regarder le nombril, occupation ô combien gratifiante. C’est bien là que les créationnistes ont tout faux: il aurait fait comment, Adam, lui, pour se regarder le nombril dans son paradis personnel, si Darwin n’était pas passé par là?

Eglise-Evolution
L’évolutionnisme avant Darwin

Mais revenons à notre sujet: les Galapagos.
Nous arrivons donc par l’île de San Cristobal, la plus à l’Est, et la capitale administrative de l’archipel, Puerto Baquerizo Moreno, port obligé pour les formalités d’entrée. Nous mouillons sur ancre, au milieu d’une demi-douzaine d’autres voiliers, dans une anse devant la ville.

Je ne veux pas juger de l’administration équatorienne, mais une chose est sûre: elle n’est pas plus légère qu’ailleurs, pour faire dans l’euphémisme… Nous devons passer par un agent qui s’occupe de ces formalités, et nous ponctionne de $ 1500!
“Réception”, calculée en fonction du tonnage (et de l’âge du capitaine?);
$ 100 pour les services d’inspection sanitaire;
$ 40 pour l’immigration;
$ 100 par personne pour les droits d’entrée dans le parc;
$ 10 par personne pour le Conseil Gouvernemental;
$ 30 par copie des documents;
$ 40 pour la récupération des ordures;
$ 25 pour l’inspection de la coque;
$ 100 pour l’inspection par les autorités du parc;
$ 150 pour la fumigation et l’élimination des nuisibles (et on ne parle pas ici des deux frangins);
$ 500 pour les émoluments de l’agence (et ses trois représentants sur les trois îles);
Plus ce que j’ai oublié, entre autre l’autografo… L’autografo est l’autorisation de mouiller dans trois ports différents, sinon on reste coincé dans le port d’arrivée. Il se demande un mois avant l’arrivée.

Et le lendemain ,nous avons la visite à bord d’une dizaine de fonctionnaires: Armada, Immigration, Inspection Sanitaire, Parc, Douanes, plus un ou deux autres dont nous n’avons pas bien compris le rôle. On a même un inspecteur qui plonge pour vérifier la propreté de la coque: heureusement que nous l’avions grattée la veille, sous le regard attentif des otaries! Finalement, Kousk Eol est déclaré apte à naviguer dans les eaux du parc.

Apparemment, les autorités équatoriennes durcissent les mesures chaque année un peu plus, entre autre pour les voiliers. Le tourisme de masse, arrivant par avion, semble plus facilement contrôlable et ponctionnable. Il semblerait qu’il y ait de moins en moins de voiliers au fil des ans: environ 300 cette année tout de même. Mais bon, les Galapagos sont un sanctuaire à protéger, et il faut trouver un équilibre avec le business lié au tourisme, non négligeable (240 000 touristes l’an dernier, alors que l’archipel compte environ 24 000 habitants, dont un peu plus de la moitié sur Santa Cruz.

Nous aurons l’autorisation de mouiller dans trois ports, pas un de plus: Puerto Baquerizo, Puerto Ayora sur l’île de Santa Cruz, et Puerto Villamil sur l’île Santa Isabela. Point. Interdiction de se balader autour des îles: il faudra prendre les transports locaux,et donc lâcher quelques dollars de plus (entre $80 et $130 la ballade à la journée…). Et à chaque changement de port, il faut demander un zarpe (autorisation), et payer $15 au port de départ et $15 au port d’arrivée… Tarif double le week-end.
En effet, tout se paie ici, et tout est vite cher… Et tout se paie en dollars, monnaie officielle de l’Équateur.

En fait, difficile de comprendre vraiment ce qui est autorisé de ce qui ne l’est pas… Nous rencontrerons des voiliers arrivés directement à Puerto Villamil (malgré l’absence de service d’immigration)… Les tarifs semblent aussi varier selon des critères qui nous ont un peu échappé (hormis le fait de ne pas demander d’autografo, et donc de rester dans un seul port). Certains bateaux ne restent que 48h, limite en deçà de laquelle rien n’est demandé…

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